Jeudi 31 mars 2011
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François Langlade vit à Londres où il dirige une société financière. Mais il est également écrivain. Auteur de romans, comme
Monsieur Etienne ou La Pertinax, parus tous les deux chez Jean-Claude Lattès, François Langlade évoquera lors de l'Envolée des Livres
de Châteauroux, samedi et dimanche prochains, son dernier ouvrage : Les vies sauvées d'Alexander Vielski, édité chez Robert Laffont, il y a quelques
mois.
En voici une présentation : "Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un jeune juif géorgien va se retrouver mêlé à l’une des
pages les plus tragiques de l’histoire de son pays.
De Moscou aux confins de l’Ukraine et de la Hongrie, dans les Carpates, de Batoumi, jolie station balnéaire de Géorgie
sur la mer Noire, jusqu’à Leningrad, dans l’enceinte même du prestigieux ballet Kirov, Alex, communiste convaincu d’œuvrer contre les ennemis de l’Union Soviétique, devient un agent secret de
l’intérieur. Moscou, 1946. Dans un pays saigné par les purges et l’inefficacité du système, Alexander Vielski est engagé pour travailler au sein d'un laboratoire caché dans les sous-sols de la
Loubianka, l’immeuble tristement célèbre qui abritait les services secrets. Dans ce lieu sombre, Alex découvre l’horreur : au nom de la science ou plus clairement du pouvoir politique, le
professeur Maïranovski - le personnage a vraiment existé - y teste de nouveaux poisons sur des prisonniers vivants, de véritables cobayes humains. Mais deux rencontres au cabinet des Poisons vont
faire basculer sa conscience : une des victimes de Maïranovski, Raoul Wallenberg, le diplomate suédois qui a sauvé des dizaines de milliers de juifs pendant la guerre, et Anna, une jeune femme,
employée au laboratoire, lumineuse et intense, dont il va tomber amoureux. Alors que la terreur stalinienne se déchaîne et que la violence se focalise sur les juifs (cadres, médecins,
intellectuels) pour finir avec l’affreuse parodie du « procès des Blouses blanches », Alex se trouve confronté aux questions essentielles. Une visite à son père à Batoumi lui rappelle le sens des
valeurs morales, son enfance, sa culture juive. Plutôt que de poursuivre sa tâche criminelle, il tentera alors de sauver des vies avec Anna et se sauvera lui-même en se réappropriant un destin
qu’on lui avait volé au nom de l’idéologie ou, peut-être, de la simple obéissance aux ordres. Et c’est cela, sans doute, la trame essentielle et la grande force de ce livre."